La page professionnels de votre site
Presque toutes les torréfactions ont une page professionnels. C'est en général un paragraphe sur la passion, un formulaire de contact, et rien sur quoi un café puisse agir. C'est aussi, pour beaucoup, la seule partie du processus commercial qui travaille pendant que vous torréfiez, ce qui en fait la chose la moins chère à corriger de toute cette liste.
Publié le 18 septembre 2026
Réponse courte. Répondez à sept questions dès le haut de page : où vous livrez, ce que vous torréfiez, combien cela coûte à peu près, comment on commande, ce qui se passe le premier mois, si vous faites du matériel, et qui décroche. Affichez une fourchette de prix plutôt que la fiche complète. Demandez sept champs. Promettez une réponse le jour même et tenez-la.
Ce qu'un café cherche à savoir
Un gérant ouvre votre page entre le coup de feu du matin et une livraison, avec les pages de deux autres torréfacteurs dans les onglets voisins. Il ne lit pas, il vérifie. Chacune des questions ci-dessous trouvera sa réponse sur votre page ou sur celle de quelqu'un d'autre.
| Sa question | Où elle doit trouver réponse |
|---|---|
| Livrez-vous chez moi ? | Premier écran, en mots : la ville, la région, les jours de livraison |
| Que torréfiez-vous, est-ce mon style ? | La liste des cafés, avec le style de torréfaction dit simplement, pas seulement des notes |
| Ça coûte à peu près combien ? | Une fourchette, près des cafés. Pas cachée derrière un formulaire |
| Comment je commande, et quand j'ai la livraison ? | Jour de commande, heure limite, jours de livraison, minimum, dans un petit tableau |
| Et si quelque chose se passe mal ? | Une phrase sur qui décroche et en combien de temps |
| Prêtez-vous ou vendez-vous du matériel ? | Une ligne, avec un lien. La moitié des demandes portent en fait sur le matériel |
| Êtes-vous réels ? | Une adresse, une photo de la torréfaction, une personne nommée, un portable |
Remarquez ce qui n'y figure pas : l'histoire de la fondation, la philosophie de la courbe de torréfaction et le mot « passionnés ». Ce n'est pas faux, ce n'est simplement pas la décision. Mettez cela plus bas ou sur la page à propos, où le café qui a déjà choisi le lira volontiers.
Les huit blocs, dans l'ordre
- Pour qui vous torréfiez, et où. Une phrase nommant le type d'établissement et la zone : « Nous torréfions pour les cafés, boulangeries et restaurants à moins de quarante minutes de [ville], livraisons les mardis et vendredis. » C'est aussi la phrase qu'utilisent les moteurs de recherche : écrivez-la avec les mots d'un café.
- Les cafés. Nom, origine, style de torréfaction en mots simples, à quoi c'est destiné. « Chocolat, noisette, tient en lait » en dit plus à un café qu'un paragraphe de notes de dégustation. Formats et conditionnements aussi : 1 kg, 250 g détail, en grains ou moulu pour leur moulin.
- Ce que cela coûte. Une fourchette, et ce qui la fait bouger. Voir la section suivante.
- Le fonctionnement des commandes. Un petit tableau : commander avant, livré le, minimum, frais de livraison et franco, conditions de paiement. Cinq lignes, sans prose. C'est le bloc dont les cafés font une capture d'écran pour leur associé.
- Le premier mois. Trois ou quatre puces sur ce qui se passe réellement après le oui : la visite de réglage, les fiches de recette, l'appel de suivi, le bilan à trente jours. Presque toutes les torréfactions le font et presque aucune ne le dit avant la vente. Voyez démarrer un nouveau café.
- Matériel et formation. Une ligne chacun avec un lien. Une part surprenante des demandes est en réalité une demande « mon moulin rend l'âme » — voyez vendre du matériel à vos cafés et la formation barista.
- Qui vous êtes. Une personne nommée, un portable, l'adresse de la torréfaction, et une photographie de la vraie torréfaction avec un humain dedans. Pas une banque d'images de latte art.
- Le formulaire. Sept champs, tout en bas, avec la promesse de réponse à côté du bouton.
Faut-il afficher les prix ?
Affichez une fourchette. Ni la fiche complète, ni rien.
L'argument pour cacher les prix est qu'ils varient avec le volume et que vous voulez la conversation d'abord. C'est vrai, et c'est aussi ainsi que vous finissez par chiffrer pour trois cafés qui n'allaient jamais payer votre prix, pendant que le café qui en avait les moyens vous a supposé cher et a appelé ailleurs. L'argument pour tout publier est la transparence, mais une fiche complète sur une page publique se compare ligne à ligne à des torréfacteurs dont les coûts n'ont rien à voir avec les vôtres, et c'est la première chose qu'un concurrent imprime.
L'entre-deux est une fourchette avec sa condition attachée :
Espresso maison 18,20 € le kilo, 17,30 € dès 10 kg par semaine. Origines uniques de saison 22–26 €. Décaféiné 21,00 €. Prix hors taxes. Fiche complète sur demande — envoyée en général le jour même.
Cela fait trois choses à la fois. Un café qui cherche du café à 12 € le kilo s'en va sans vous coûter un appel. Un café qui peut payer 18 € le sait. Et le palier de volume est visible, donc la première conversation commence par « combien faudrait-il prendre », qui est un bien meilleur point de départ que « quel est votre meilleur prix ». D'où viennent les chiffres : le calculateur de prix, et la fiche elle-même : le modèle de tarif.
Le formulaire
Sept champs. Chaque champ en plus vous coûte des demandes, et tout le reste se demandera lors de l'appel que vous allez passer de toute façon.
| Champ | Pourquoi il mérite sa place |
|---|---|
| Raison sociale | Va sur la facture et sur le compte |
| Numéro de TVA ou SIRET | Il vous le faut de toute façon, et cela écarte ceux qui ne sont pas encore une entreprise |
| Nom et portable du contact | Le portable est l'essentiel. Les réponses par e-mail sont plus lentes que tout |
| Adresse de livraison | Vous donne la tournée avant d'appeler |
| Kilos par semaine, à peu près | Une estimation suffit. Elle sépare les 3 kg des 20 kg |
| Ce qu'ils utilisent aujourd'hui | La ligne la plus utile du formulaire |
| Quand ils veulent commencer | Le mois prochain et le printemps prochain sont deux conversations |
Ne demandez pas de message. « Parlez-nous de votre établissement » produit soit rien, soit trois paragraphes, et ni l'un ni l'autre ne change ce que vous ferez ensuite. Ne les faites pas choisir des produits dans un catalogue avant de leur avoir parlé. Ne demandez pas de mot de passe.
À côté du bouton, dites ce qui va se passer : « Nous les lisons toutes. Attendez un appel de Sam sous un jour ouvré. » Puis faites-le. Un café qui écrit un mardi matin écrit en général à deux ou trois torréfacteurs dans la même heure, et être le premier l'emporte sur être le meilleur plus souvent qu'on ne le voudrait.
Une trame de page à copier
Remplacez ce qui est entre crochets. L'ordre compte plus que les mots.
Page professionnels
# Café en gros pour les cafés de [région]
Nous torréfions pour les cafés, boulangeries et restaurants à moins de
[40] minutes de [ville]. Livraisons [mardi et vendredi]. Torréfié à la
commande — votre café n'a jamais plus de [trois] jours.
## Ce que nous torréfions
Espresso maison Brésil et Colombie. Chocolat, noisette.
Conçu pour le lait. [18,20 €]/kg
Origine de saison Change toutes les [6 à 8] semaines. Filtre
ou espresso. [22–26 €]/kg
Décaféiné Procédé à la canne. Caramel, pomme.
[21,00 €]/kg
Prix hors taxes. Dès [10] kg par semaine, l'espresso passe à
[17,30 €]. Fiche complète sur demande, en général le jour même.
## Comment commander
Commander avant [lundi 12h00]
Livraison [mercredi], [7h00–11h00]
Minimum [3] kg
Livraison Offerte dès [5] kg, sinon [8 €]
Paiement [15] jours, virement
## Votre premier mois
- Nous venons à la première livraison régler le café avec votre équipe.
- Une fiche de recette par café, imprimée pour le comptoir.
- Un appel en semaine 1 et un vrai bilan à trente jours.
- Si une livraison va être en retard, vous l'apprenez par nous d'abord.
## Matériel et formation
Nous [prêtons des machines espresso contre un contrat d'approvisionnement
/ vendons et installons moulins et matériel filtre] et nous formons les
nouveaux baristas sans frais pour les comptes à partir de [5] kg/semaine.
## Votre interlocuteur
[Nom], [fonction], [portable]. Nous torréfions à [adresse]. Si nous
sommes à la machine, nous rappelons dans l'heure.
## Demander un compte
[Sept champs.] Nous les lisons toutes — attendez un appel de [nom] sous
un jour ouvré.Se faire trouver
Trois choses amènent des cafés sur cette page, et une seule est la recherche.
- Votre nom sur un sachet. Quelqu'un a bu votre café quelque part et a tapé le nom. C'est la première source pour la plupart des torréfactions, et c'est une décision de packaging, pas de site : le nom doit se lire à travers un comptoir et le sachet devrait porter la ville.
- La recherche, en mots simples. Les cafés cherchent torréfacteur plus un lieu : « torréfacteur [ville] professionnels », « fournisseur café pour cafés [région] ». La page doit donc contenir la ville et la région en toutes lettres, dans le titre et la première phrase, et pas seulement dans une carte intégrée. Donnez-lui un titre honnête : « Café en gros pour les cafés de [région] », pas « Pro ».
- Les sites des autres. Guides de spécialité, annuaires de ville, l'annuaire de cafés de roasters.app, les annuaires locaux, et les sites des cafés que vous fournissez déjà. Une ligne sur le site d'un client indiquant quel torréfacteur il utilise vaut plus que presque tout ce que vous pourriez écrire, et la plupart l'ajoutent si vous le demandez.
Une note pratique : assurez-vous que la page est atteignable depuis le menu principal de la boutique. Une page professionnels reliée seulement depuis le pied de page d'une boutique en ligne est trouvée par les moteurs de recherche et presque par personne d'autre.
Ce qu'il faut laisser de côté
- Un PDF à télécharger comme seule information tarifaire. C'est un formulaire déguisé, et la moitié des téléphones l'ouvrent mal.
- « Contactez-nous pour une solution sur mesure. » Les cafés lisent cela comme « cher et lent ».
- Un espace pro sur une page où personne n'a encore de compte. Mettez-le en pied de page ; la page s'adresse à ceux qui ne sont pas clients.
- Des minimums enfouis dans les conditions. S'il vous faut 3 kg, dites 3 kg là où sont les prix. Le découvrir plus tard ressemble à un piège.
- Tous les logos de certification que vous possédez. Deux qui comptent valent mieux que neuf décoratifs.
Savoir si elle fonctionne
Deux chiffres, chaque trimestre. Combien de demandes sont arrivées, et combien sont devenues des comptes. Si les demandes sont rares, le problème est d'être trouvé ou d'être cru. S'il y a beaucoup de demandes mais peu de conversions, la page attire les mauvais cafés — le plus souvent parce qu'elle est muette sur le prix : tout le monde postule et la plupart s'en vont quand la fiche arrive.
Une troisième habitude ne coûte rien : au premier appel, demandez comment ils vous ont trouvé. Dix réponses vous en diront plus sur où passer votre temps que n'importe quel tableau de bord, et cela alimente directement la colonne source de votre pipeline et la question de savoir s'il vaut la peine d'acheter des contacts.
Questions que posent les torréfacteurs
- Que doit contenir la page professionnels d'une torréfaction ?
- Pour qui vous torréfiez et jusqu'où vous livrez, les cafés avec leurs formats et leur style de torréfaction, le fonctionnement des commandes — jour, heure limite, jours de livraison, minimum, conditions de paiement — une fourchette de prix, ce qui se passe le premier mois d'un compte, et un formulaire court. Un café doit pouvoir décider si vous valez un appel sans avoir à en passer un.
- Faut-il afficher les tarifs en gros sur le site ?
- Affichez une fourchette plutôt que la fiche complète. Une ligne comme « espresso maison à partir de 17,30 € le kilo dès 10 kg par semaine, origines uniques 22–26 € » écarte ceux qui cherchent un prix de café commercial et laisse les sérieux se qualifier seuls. Tout cacher pousse les cafés à demander une fiche à trois torréfacteurs et à comparer sur le seul axe qu'une fiche possède.
- Que doit demander un formulaire de demande de compte ?
- Raison sociale, numéro de TVA ou SIRET, nom et portable du contact, adresse de livraison, combien de café par semaine environ, ce qu'ils utilisent aujourd'hui, et quand ils veulent commencer. Sept champs. Le reste se demande au téléphone, et chaque champ supplémentaire vous coûte des demandes.
- Comment les cafés trouvent-ils un torréfacteur en ligne ?
- Surtout en cherchant torréfacteur plus leur ville, en regardant le sachet sur un comptoir qui leur a plu et en tapant le nom, et via les annuaires et guides locaux de spécialité. Votre page a donc besoin de votre ville et de votre région en toutes lettres, de votre nom sur les sites des autres, et d'un sachet dont le nom se lit à travers un comptoir.
- En combien de temps répondre à une demande ?
- Le jour même, et dites-le sur la page. Un café qui se renseigne se renseigne en général auprès de deux ou trois torréfacteurs dans la même heure, et le premier à rappeler prend une avance énorme sur le meilleur qui répond le jeudi.
- Une page professionnels gagne-t-elle vraiment des comptes ?
- Rarement à elle seule. Ce qu'elle fait, c'est rendre tous les autres canaux plus efficaces : l'échantillon, la recommandation, le sachet que quelqu'un a vu. La plupart des demandes viennent de cafés qui avaient déjà entendu votre nom et voulaient vérifier que vous existiez avant d'appeler.
Où Order Book intervient
Order Book ne fournit pas le formulaire au bas de cette page : gardez celui de votre site. Quand une demande aboutit, créez le café dans Order Book — comme prospect s'il en est encore aux échantillons — et invitez-le à l'adresse qu'il vous a donnée. Il se connecte à son propre compte, sans mot de passe, à ses prix, dans sa langue, et sa première vraie commande en fait un client.
Cela compte surtout pour la promesse faite à côté du bouton. Le café est déjà dans votre carnet quand vous rappelez, si bien que le premier appel parle de café et non d'épeler une adresse.
30 jours gratuits, sans carte, ou voyez ce que ça coûte.